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Aujourd’hui on va parler d’un poison de la vie parmi tant d’autre : les crises d’angoisse
Seuls les personnes qui ont déjà vécu quelque chose comme ça peuvent réellement savoir ce que c’est, mais on va essayé d’expliquer aux autres comment ça se passe.
Il y a différents degrés dans ce domaine, ça commence par la simple crise d’angoisse que tout le monde a du déjà ressentir au moins une fois dans sa vie, à moins d’être complètement coupé de la société dans une vie sans stress aucun, une vie sans patron sans problème d’argent une vie sans enfants sans parents sans… et sans… bref si vous connaissez cette contrée la tenez moi au courant !!
Donc revenons à nos petites crises d’angoisse, comment ça se présente ?
Bien sur ici je ne vais parler que de ma petite expérience personnelle je ne suis ni suffisamment experte ni suffisamment qualifiée pour en faire une généralitée.
Mais je vais tenter de vous expliquer comment je fais pour ne pas me laisser « bouffer » par ça.
Alors pour moi ça commence toujours de la même façon je ressens une pression au niveau du sternum qui vient doucement et qui se fait de plus en plus forte jusqu’à gêner ma respiration, la douleur en devient vraiment très gênante, et si on a pas une astuce pour réguler cette bouffée de stress, ça devient vite handicapant.
Alors voila mon astuce à moi , déjà il faut arrêter de faire ce qu’on était entrain de faire, autant ne pas faire l’autruche si le corps ou le cerveau réagis comme ça c’est un appel à se regarder un peu le nombril, une fois n’est pas coutume… J’essaie de visualiser le point de départ de la douleur selon le moment ou je commence cette introspection la « taille » de la douleur peut faire un diamètre de 20 cm autour du sternum et j’essaie d’en réduire sa taille jusqu’à n’arriver qu’a un tout petit point minuscule.
Quand j’en suis la et que je vois ce minuscule tout petit point insignifiant de douleur je n’ai plus qu’a souffler dessus pour le faire disparaître… Bien entendu tout ça est très imagé mais je pense que de toute façon quand la crise est la pourquoi pas essayé plutôt que de subir ?
Bien sur pour arriver à ça il faut se calmer et ne pas se laisser déborder, mais je vous assure que si on arrive à visualiser sa douleur le plus gros du travail est fait.
Mais ça c’est de la nioniotte comparé aux attaques de panique…
La ou ça se gâte c’est quand les crises vont tellement vite dans leur progression qu’on a pas le temps de faire ça.
Et la on appelle plus ça des crises d’angoisse, mais des attaques de panique.
Ma première attaque de panique… on s’en souvient comme on se souvient de toutes ses premières fois c’est-à-dire d’une manière indellibille.
Donc la première attaque de panique, on ne sait pas d’où ça nous tombe et on ne sait pas ce que c’est non plus c’est pour ça que ça fait si peur.
On peut comparer ça à une spirale :
La première fois que ça m’a pris j’etais entrain de repeindre ma chambre, je me faisais plaisir les couleurs me plaisaient, le resultat etait à la hauteur de mes espérances, je me languissais le soir que mon mari voit la finalité, bref tout etait tres bien.
Je pars rincer mes rouleaux et pinceaux quand une douleur dans le bras commence à se faire sentir, je me dis que j’ai du un peu forcé sur les efforts pour le plafond.
Je continue mon nettoyage mais la douleur , elle continue son chemin et devient de plus en plus presente et la mon cerveau d’habitude si « docile » n’arrive plus à se détacher de cette douleur dans le bras.
Le cœur en vient à battre de plus en plus fort et les idées viennent se bousculer au portillon : la douleur dans le bras c’est pas le signe d’une crise cardiaque ?
non une crise cardiaque est toujours accompagnée d’une forte douleur dans la poitrine,
bon ça va alors,
raisonnes toi c’est juste tes efforts…
oui mais ce cœur qui s’emballent j’ai jamais fais de tatichardie avant,
c’est peut etre pas une crise cardiaque mais je ne reve pas mon cœur n’a pas un rythme normal,
et si c’etait une alerte,
et je suis seule si jamais je perd connaissance gilles ne rentre du boulot qu’à 20 h
qui c’est qui va me sauver,
non c’est rien calme toi passe toi le bras sous l’eau froide tu verras ça va aller mieux…
l’eau froide n’y fais rien et le cerveau gamberge de plus en plus
oui mais si tu crois que c’est rien et qu’en fait tu es entrain de mourir personne ne le sait tu es seule tu peux pas rester la, vas chercher de l’aide,
oui je veux bien mais je peux pas je suis téténisée par la peur…
je suis jeune certes 32 ans c’est extremement jeune pour mourir mais ça arrive, rappelle toi le fait divers que tu as entendu la semaine derniere,
non n’y pense pas ça fais qu’augmenter la pression
oui mais si la pression augmente autant c’est que quelque chose se passe et maintenant je ressent la douleur dans la poitrine ça fait mal,
ça fait meme tres tres mal c’est insuportable, arrete l’eau froide c’est pire,
calme toi respires ça va passer … et la c’est la degringolade, non seulement ça passe pas mais la panique est la et il est hors de question de rester la toute seule j’ai besoin d’aide,
qu’est ce que je fais j’appelle les pompiers, le samu ? qui sera la le plus vite ?
non finalement je descend il y a un centre medical au coin de la rue, la au moins y a 2 medecins ils sauront quoi faire si j’ai un malaise …
je suis sale pleine de peinture ( rappelez vous) mais je n’aurai pas la force de me changer tant pis, je tremble comme une feuille je n’entends que les battements de mon cœur qui tambourine à l’interieur,
la douleur dans la poitrine est à son paroxisme,
je pense à mes filles qui sont à l’ecole si je suis hospitalisée il faut que je reflechisse à qui je peux demander d’aller les recupérer… mais la pour l’instant il faut que je sorte de l’appart que j’arrive à aller dans ce centre medical avant de m’evanouir.
Voila j’y suis , la secretaire a du me prendre pour une folle, mais c’est pas grave maintenant je suis dans la salle d’attente je pleure, j’essaie de me détendre comme je peux je me dis qu’il ne peut plus rien m’arriver si j’ai quoi que se soit ici ils sauront quoi faire…
c’est long je ne sais pas depuis combien de temps je suis la, 10 minutes, 5 , 2 ou à peine quelques secondes, je ne sais pas je n’arrive plus à rien controler j’ai peur je ne peux pas me sortir de la tete que je vais mourir, je me dis que c’est vraiment con de mourir comme ça
Je n’y avais jamais pensé avant il me reste pleins de chose à voir à faire je ne peux pas mourir comme ça pourtant on dirait que si , ça vas pas tarder je suis en sursi.
Le medecin arrive enfin.
Je dois etre blanche cadaverique je tremble j’ai du mal à marcher jusqu’à son cabinet, j’y suis-je m’assoie, il me demande ce qui a je-ne-comprend-pas-qu-il-ne-le-voit-pas…
je meurs c’est tout !
Je lui explique il me prend la tension ecoute mon cœur , regarde mes mains , réecoute mon cœur me demande si je prend de la drogue…. ! bien sur que non je ne prend pas de drogue de toute façon le problème n’est pas la , bouge toi doc je meurs !! et il finit par me dire :
- Ne vous inquiétez pas c’est une attaque de panique tout simplement, 1 personne sur 3 est sujette à ça.
- Mais qu’est ce que c’est une attaque de panique ? je ne peux pas y croire et si c’etait une erreur de diagnostique et si c’etait un truc grave pour moi, peut etre que pour les autres c’est que ça mais moi je le sens, c’est grave docteur !
- Et bien non Madame c’est une attaque de panique c’est tout vous n’avez rien de grave, mais si vous voulez pour vous rassurez je vais prendre rdv pour vous chez un confrere cardiologue qui vous fera les examens qu’il faut pour vous rassurer.
- Ok je peux y aller maintenant ?
- Non il faudra quelques jours surement pour avoir de la place attendez je l’appele…
Vous avez votre rdv pour la semaine prochaine.
- Oui mais moi je ne peux pas rentrer chez moi comme ça je suis seule toute la journée et je n’y arriverai pas.
- Je vais vous faire une piqure d’Atarax ça va vous détendre, vous allez dormir et ça ira mieux après.
- Allons y pour la piqûre, parce que la ou j’en suis de toute façon il faut faire quelque chose pour que ça cesse , mais vous êtes sur que je risque rien ?
- Certain !
20€ merci au revoir…
Et voila, ma première fois, l’Atarax c’est vrai c’est efficace à peine dans mes veines je me suis sentie beaucoup mieux, je suis rentrée chez moi , j’ai mis le réveil pour pas raté la sortie de l’école des filles je me suis couchée et endormie dessuite.
Bien sur le cardiologue m’a confirmé que je n’avais rien… un petit souffle au cœur mais rien d’alarmant du tout.
Cette scène est celle que je raconte parce que c’est la première mais malheureusement y’en a eu d’autres derrière et même si je voulais me raisonner en me disant que c’était dans la tête et c’est tout, il y a toujours l’esprit tordu qui dis plus fort que l’esprit raisonnable : oui mais si jamais tu te dis que c’est que dans ta tête et que finalement tu passes à coté d’un truc grave sans le savoir et que tu y laisses ta peau…. !
Alors après je ne sortais plus sans ma plaquette d’atarax et mon spray rescue c’est un décontractant… Et ça a durer des mois sans que j’arrive à me séparer de ce truc la, j’avais du mal à conduire du mal a travailler, du mal a me reconnaître, impossible de me projeter dans quoi que se soit…
Et un jour mon père qui habitait à ce moment la à Tahiti, a la très bonne idée de m’offrir un aller retour pour aller le voir… Imaginez un peu c’est un super cadeau mais un super cadeau qui demande 30 h de voyage dont 26H passé dans un avion !!
Et à partir de la , les attaques de paniques faisaient réellement parti de mon quotidien, le soir impossible de m’endormir, j’avais l’impression a chaque fois que le sommeil me gagnait que je sombrais et du coup je me réveillais en sursaut il était vraiment urgent de faire quelque chose… mais quoi faire ?? J’avais déjà arrêté tous ce qui est excitant de toute sorte, café , menthe, jus de fruit…
J’ai plusieurs fois pensé a annuler le voyage, mais je me disais aussi que de ne pas le faire ( il faut quand même souligner que j’avais très très très envie d’aller voir mon père ça faisait 2 ans que nous ne nous étions pas vu) c’était comme donner raison et de la puissance à ces saloperies de crises.
Finalement la « solution » m’est venu en discutant avec Mme G. ( qui fera l’objet d’un autre post ) c’est quelque chose d’extrêmement bête vous allez voir mais pour moi ça a fonctionné.
On était à 3 jours du départ, bien sur des raisons à ces attaques de panique j’en ai chercher, beaucoup de choses sont susceptibles de me les avoir provoqué , la date de la première crise c’était le 18 septembre 2006 et ce qu’il faut savoir c’est que le 23 septembre est une date très difficile pour moi parce que c’est la date de l’accident de Laila et cette année la c’etait les 12 ans … donc il peut y avoir de ça.
Ca peut aussi être du au contre coup de toutes les années problèmes qu’on a eu avec Johanna, maintenant que tout va très bien et que je n’ai plus de soucis à me faire pour elle, peut être que c’est comme ça que ça relâche…
Ca peut aussi venir d’autre chose dont je n’ai pas forcement envie de parler aujourd’hui… Enfin des causes probables j’en avais une petite liste et moi qui aime écrire il m’est venu une idée.
J’ai pris une feuille blanche je me suis assise face à ma table de cuisine et j’ai commencé a écrire ce qui me venait par la tête, les crises, ce qui m’inquiétait, mes problèmes, des choses anodines d’autres moins, des choses auxquelles je n’avais même pas conscience, enfin tout est sorti mais quand je dis tout c’est tout j’ai noirci 4 ou 5 pages de choses qui me venaient en vrac.
Je me suis relue une fois et j’ai mis ces pages dans une boite en fer hermétique en me disant que maintenant que c’était sorti de moi il fallait que ça reste dans cette boite !
Ha ben houai je vous avais prévenu que c’était vraiment bête !!
Et bien je vous assure que j’ai fais un super voyage en avion j’ai passé 2 très bonnes semaines à me détendre à rigoler ( à ricaner même !! comprendra qui pourra ) et à visiter de très beaux coins et d‘autres moins beaux mais la aussi ce sera détaillé dans un autre post…
Depuis ça fait presque un an je n’ai plus eu de crises si violentes, ça m’arrive encore de sentir la pression monter alors je m’imagine prenant un atarax, j’ai dis je m’imagine parce que ça fait un an que j’en ai plus pris et ça passe comme c’est venu. Je n’en ai pas à la maison d’ailleurs mais ça ne me fit rien, j’en ai pas besoin.
Je pense que cette fameuse boite hermétique qui est restée fermée depuis détient la vrai raison de toutes ces crises , elle est sûrement noyée parmi d’autre chose mais en tout cas j’ai mis le doigt dessus et j’en suis bien soulagée ma vie a pu reprendre, pas comme avant parce que maintenant je sais ce que c’est mais mieux qu’avant !!
Si vous êtes venus sur cette page et si vous l’avez lu jusqu’au bout c’est peut être parce que vous êtes confrontés à ce poison vous aussi, j’espère avoir pu vous aider un peu, bon courage et faites ce qu’il faut pour trouver vous aussi votre boite hermétique.
Jennifer.








8 janvier, 2008 à 22:56
Salut,
Je ne suis pas sujet à ce genre d’attaques, mais j’ai quelques patients qui en sont atteints. Je confirme que c’est terrible quand ca leur arrive.
Le coup de l’ecriture de la boiboite qui enferme les angoisses c’est pas mal du tout !!
Bon courage miss. et bonne continuation.
8 janvier, 2008 à 23:05
Bonsoir Rica,
Et merci d’avoir lu mon article et d’y avoir participé.
J’eprouvais le besoin de temoigner de mon expérience bien que je m’en sente » guérie » maintenant.
Les prochains articles parleront d’autres choses, comme on dis ça c’est fait !!
Cordialement, Jenny
30 mars, 2008 à 16:04
Bonjour,
En lisant ton article, je me retrouve tout à fait .Par période, depuis, quelques temps, il m’arrive (quand je suis seule, qu’une chose me contrarie ou que je « réfléchie » trop) de faire de crises de panique. De mon côté elles se manifestent soit par une sensation de gonflement de la gorge (dc sensation d’étouffement) soit par des nausées très très fortes….
Parfois c’est incontrôlable…. Pour essayer de me maitriser un peu, j’ai toujours un livre dans mon sac, dès que je sens que qu’une crise arrive je lit et généralement ça passe.
14 août, 2009 à 8:21
Coucou jenny!
J’ai lu ton article et franchement il m’a touché!!!!
Tu sais que moi aussi je connais ses incontrolables crise de panique. Mais tu le décrits si bien que j’en suis toute bouleversée…. Bisous
26 mai, 2010 à 21:49
salut jenny;
moi aussi j’ai déjà (malheureusement) deja étè confrontée a ce genre d’angoisse…
la plus « marquante » : nous deviions demenager pour un appart plus grand , plus beau, …plus tout…les cartons étaient prets et n’attendaient plus que la date du démènagement et là , insidieusement l’angoisse s’est installée .
au debut juste un petit « est-ce qu’on a raison de démènager? »
puis des réveils en sueur
et enfin les cauchemars :je revais que les murs du nouvel appart se resseraient,c’etait etouffant et tres flippant!!!je me reveillais le coeur battant la chamade, impossible de fermer les yeux sans me sentir etouffer.
j’en étais venue à me dire qu’en réalitè le nouvel appart etait plus petit que l’ancien…
le jour de la remise des clefs j’etais dans un etat de stress inimaginable ….
mais non, les murs ne retressissaient pas, l’appart etait vraiment bien!
Depuis ,2 demenagements ou mon esprit a bien tenté de me refaire la meme blague; mais là j’ai su etre plus forte!!!
dés fois un mauvais « trip » aide a surmonter une angoisse!!!
bises
isa
3 septembre, 2010 à 12:16
Bonjour,
C’est fou ce que ton texte peut me faire du bien en ce moment. Ces temps-ci c’est vraiment très difficile pour moi de vivre chacune des journées qui passent, je souffre d’attaques de paniques à répétition 7 à 10 fois par jours en moyenne. Je prends de la médication qui ne change absolument rien à mon état !
Je vais certainement essayer ton truc de la petite boîte, si ça peut aider, pourquoi ne pas l’essayer !
J’ai déjà hâte que ce problème n’empoisonne plus ma vie !!!
Merci de partager cette expérience avec nous !
Patricia
30 décembre, 2010 à 19:32
Bonjour Jennifer,
Je vis environ la même situation que toi. Mes crises se manifestent de manière tout a fait aléatoire, mais toujours lorsque je suis entre amis. Je n’en fais pas régulièrement, mais on dirait que le stress est toujours présent. Ma première crise fut à mon bal de graduation… j’ai pris une bouchée du gâteau au chocolat et paf! Mot de ventre, mal de tête, sueurs froides et pouls très rapide. Je pensais que j’étais diabétique et, série de prises de sang plus tard… non. La psychologue a du mal a cerné la cause, j’ai essayer Paxil pendant quelque moi, aucun effet.
Je suis maintenant rendu avec Effexor… attendons la suite. Ça fait du bien de savoir qu’on est pas seul…
Merci,
Julien
2 janvier, 2011 à 12:38
Bonjour à vous tous,
Je vous souhaite une tres bonne année 2011 .
que ces foutus crises d’angoisses vous quittent enfin et passent leur chemin.
Je suis touchée de vos commentaires.
Je ne pensais pas qu’en ecrivant ce post il serait lu autant de fois.
a croire que NON nous ne sommes pas seuls face à ce fléau.
Je pense que beaucoup de gens se sentent concernés , mais peu osent l’avouer.
Julien, ce n’est pas ta psychologue qui peut trouver la cause de ces attaques de paniques, mais bien toi.
Peut etre que pour t’en sortir il te faudrait faire une introspection de ta vie.
est ce qu’elle correspond à ce que tu attendais de la vie?
je sais c’est facile de dire ça, mais je t’assure que le seul qui peut te guerir c’est toi.
Patricia, est ce que la petite boite a fonctionner sur toi?
As tu vu une difference ?
Est ce que tu as reussi à mettre sur papier tout ce qui te passer par la tete?
Dis nous ou tu en es.
Je vous souhaite encore une tres bonne année 2011.
Pour moi ça commencera par un post pour ce blog qui est resté un peu inactif depuis quelques temps…
A bientot, jennifer.